Conseil 01
Reconnaître un faux message de livraison
Le message annonce généralement qu’un colis est bloqué, qu’une adresse doit être corrigée ou que des frais minimes restent à payer. La marque affichée ne prouve rien : un logo et une mise en page se copient facilement.
Les indices importants
- Vous n’attendez aucun colis ou le numéro de suivi vous est inconnu.
- Le message demande d’agir très vite.
- L’adresse de l’expéditeur n’appartient pas au transporteur annoncé.
- Un paiement ou des coordonnées bancaires sont demandés depuis le message.
Le bon réflexe : ouvrez vous-même le site ou l’application du transporteur et saisissez le numéro de suivi. N’utilisez pas le lien reçu.
Conseil 02
Faux message Ameli ou carte Vitale
Ces messages évoquent souvent le renouvellement d’une carte Vitale, un remboursement ou une suspension prochaine. Ils cherchent à obtenir une identité, des coordonnées bancaires ou un paiement présenté comme administratif.
Ce qu’il faut vérifier
- L’adresse complète de l’expéditeur, pas seulement le nom « Ameli ».
- La présence d’une menace ou d’un délai inhabituel.
- Une demande de carte bancaire, de mot de passe ou de code reçu par SMS.
Le bon réflexe : connectez-vous à votre espace Ameli depuis l’application ou depuis une adresse saisie par vous-même.
Conseil 03
Faire face à un faux conseiller bancaire
Un fraudeur peut connaître votre nom, votre banque ou certaines opérations. Ces informations ne prouvent pas son identité. Il peut prétendre bloquer une fraude tout en vous demandant précisément l’action qui lui permettra d’accéder à votre compte.
Ne communiquez jamais un mot de passe, un code reçu par SMS ou une validation bancaire. Ne validez pas une opération que vous n’avez pas vous-même initiée.
Le bon réflexe : raccrochez ou fermez le message, puis appelez le numéro présent sur votre carte bancaire ou dans l’application officielle.
Conseil 04
Pourquoi demander seulement 1,99 € ?
Une petite somme paraît crédible et réduit la méfiance. Le véritable objectif n’est souvent pas le montant annoncé, mais la récupération du numéro de carte, du cryptogramme et parfois d’un code de confirmation.
Le prétexte peut être un colis, une amende, un abonnement ou des frais de dossier. Le faible montant ne rend jamais le formulaire plus sûr.
Le bon réflexe : ne saisissez aucune donnée bancaire depuis le lien reçu. Vérifiez l’existence du paiement directement dans votre espace officiel.
Conseil 05
Lire la véritable adresse de l’expéditeur
Le nom visible peut afficher « Banque », « Chronopost » ou le nom d’un proche. Il est librement choisi par l’expéditeur. L’adresse située entre chevrons ou affichée dans les détails du message est beaucoup plus utile.
Exemple
Un message qui affiche « Chronopost » mais provient d’une adresse personnelle ou d’un domaine sans rapport avec chronopost.fr doit être considéré comme non vérifié.
Le bon réflexe : dans Outlook, cliquez sur le nom de l’expéditeur pour afficher son adresse complète, sans cliquer dans le contenu du message.
Conseil 06
Aider un parent sans surveiller ses emails
La protection doit préserver l’autonomie et la vie privée. Le proche n’a pas besoin de recevoir l’intégralité du message suspect. L’objet, l’adresse d’envoi et les raisons de l’alerte suffisent généralement pour rappeler la personne et vérifier avec elle.
Définissez à l’avance un moyen habituel de contact et une règle simple : aucune opération bancaire ou transmission de code pendant l’appel initial.
Le bon réflexe : rappelez la personne sur son numéro habituel. Ne répondez jamais directement à l’expéditeur du message suspect.